• Diplomate de carrière réorientée vers le développement et les droits de l’homme durant les 15 dernières années. Experte de renommée mondiale dans les domaines du développement et des droits humains avec une crédibilité nationale et internationale exceptionnelles. A servi en tant que ministre du Gouvernement Égyptien pour la famille et la population (2009-2011) et ministre adjoint des Affaires étrangères pour les relations culturelles (1999). Elle dispose à son actif d’un remarquable registre de travaux réalisés  en partenariat avec de nombreux intervenants, y compris ceux appartenant à la communauté des bailleurs de fonds . La réputation de son esprit d’entreprise lui a permis de lever des fonds considérables pour la mise en œuvre de nombreux projets dans des domaines étroitement liés à l’éducation et à la culture.

 

  • A servi comme ambassadrice auprès des Républiques Tchèque et Slovaque (1992-1994) et comme premier ambassadeur d’Égypte en Afrique du Sud (1994-1999). A servi en tant que Secrétaire générale du Conseil National Égyptien pour l’Enfance et la Maternité (CNEM)(1999-2010), plus haute entité nationale en charge de la coordination, la surveillance, le suivi du budget ainsi que la proposition d’actions nationales en faveur des questions de l’enfance et de la maternité. Elle a démontré une vision moderne et du courage dans la défense de ses positions, en particulier celles qui ont trait à la création d’une culture favorable au développement durable et des droits humains. Son action s’est particulièrement axée sur le droit aux plus hauts standards de l’éducation, le droit à la liberté d’expression, la promotion de la vie culturelle ainsi que sur les moyens de tirer avantage des progrès scientifiques et de leurs applications. Le principe de son travail a été la création d’un environnement favorable permettant l’éradication des pratiques néfastes persistant sous le couvert de la tradition culturelle. Elle a dirigé de très nombreux groupes de travail à l’échelle nationale. Elle a assuré la coordination desdits groupes en faisant preuve d’aptitudes reconnues en matière de ressources humaines, d’esprit de consensus et d’atteinte des objectifs.

 

  • Experte, vice-présidente et rapporteuse de la Commission des Nations-Unies sur les droits de l’enfant à Genève de 2002 à 2010. Elle est parvenue à retirer les réserves Égyptiennes par rapport à la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) de 2003.
  • Moushira Khattab a à son actif un grand nombre de réalisations à la fois concrètes et largement reconnues dans les domaines de la diplomatie, de l’éducation, de la culture, du développement durable et des droits humains. En décembre 2013, elle se classe au troisième rang parmi les cinq premières femmes militantes pour les droits de l’homme dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (http://www.yourmiddleeast.com/columns/article/5-grand-femmes-droits de l’homme-militants-en-mena_20096 ). Elle est membre du Conseil Egyptien pour les affaires étrangères ainsi que la fondatrice et présidente du groupe intitulé « Femmes égyptiennes en politique étrangère». Elle est membre du corps professoral, mentor et experte régionale du groupe “Femmes dans le service public” (WPSP), créé par le Secrétaire d’État Américaine , un partenariat entre le Département d’État Américain et les sept écoles américaines Seven Sisters colleges. Le projet vise à favoriser l’émergence de femmes leaders dans différentes parties du monde. Moushira Khattab est membre du Conseil d’administration international du groupe «Les femmes dans la diplomatie“, présidé par le ministre Italien des Affaires étrangères.

 

Postes occupés

  • Professeure invitée sur les droits humains et les questions de genre à l’Université de Pérugia pour les étrangers – Italie.
  • Membre du Conseil de Département des Sciences politiques – Université de Beni Suef, Égypte.
  • Chargée de cours sur la politique étrangère égyptienne, les relations internationales, les droits de l’homme et les questions de genre – Université Misr pour les sciences et la technologie (MUST) – Égypte -2011.
  • Désignée (Elue) par l’Assemblée Générale des Nations Unies, en tant qu’experte auprès du Comité de l’ONU des droits de l’enfant à Genève de 2002 à 2010. Le Comité est l’un des organes de contrôle des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme.
  • Chercheuse principale dans le domaine des politiques publiques auprès du Centre international Woodrow Wilson pour les chercheurs de Washington, DC, États-Unis (2012).
  • A présidé le groupe intergouvernemental d’experts chargé de préparer le Guide des Nations Unies sur les questions de justice pour les enfants témoins et victimes de crimes, (Résolution de l’ECOSOC 2005/20 du 22 Juillet 2005) où elle a joué un rôle essentiel pour forger un consensus en un temps record.
  • Vice-présidente du Bureau international des droits des enfants [BIDE] – Montréal / Canada (2005-2013).
  • Membre du Conseil de leadership des femmes pour lutter contre la traite des personnes, y compris les enfants (GIFT / ONUDC, Vienne 2008).
  • Vice-présidente de l’institution Aflatoun internationale pour l’éducation sociale et financière de l’enfant – Amsterdam (2008 – 2011).
  • Membre du Conseil d’administration de l’organisation Child Help International (Aide internationale à l’enfant) – Amsterdam (2003-2009)
  • Membre du comité organisateur de la Sixième Conférence mondiale pour la promotion de la santé – OMS – Thaïlande – 2005 .
  • Membre du Conseil d’administration de la Radio et Télévision égyptiennes et présidente de sa Sous-Commission de la famille et des enfants (2000 – 2009).
  • Membre du Conseil d’administration de la Fédération égyptienne des ONG (2000 – 2009) .
  • Membre du conseil d’administration du Conseil supérieur de l’éducation pré-universitaire, Égypte.
  • Membre du Conseil d’administration et représentante des consommateurs auprès du Conseil Egyptien de régulation de l’énergie électrique (2002 – 2009).
  • Membre du conseil d’administration de la Fondation Vodafone pour le développement social (2002- 2009).
  • Membre du Conseil d’administration de l’Association des fonctionnaires internationaux (AFICS), Égypte.
  • Membre de “Les Amis du Musée du Palais De Manial”.
  • Membre des Amis de l’Opéra Égyptien’.
  • Membre du Rotary International.
  • Membre du Conseil d’administration du Club sportif de Maadi – (2006-2010).

 

Éducation

  • Doctorat en Droit international des droits de l’homme – Université du Caire, Égypte.
  • Maîtrise en Sciences politiques – Université de Caroline du Nord, Chapel Hill, États-Unis (Étude analytique sur les résolutions des Nations-Unies relatives à Union pour la paix).
  • Licence avec mention en Sciences politiques – Université du Caire, Égypte.

 

Décorations et distinctions

  • Chevalier de la Grande Croix de la République italienne (2010).
  • Commandeur de la République décerné par le Président de la République italienne (2007).
  • Ordre du Bon Espoir décerné par le Président de l’Afrique du Sud (1999).

 

Registre des réalisations nationales

Moushira Khattab est réputée pour sa capacité à diriger de grandes équipes et à bâtir un consensus autour des questions cruciales. Elle est également connue pour son souci de travailler avec la société civile et la communauté des bailleurs de fonds. La grande majorité des réalisations de l’ambassadrice Moushira Khattab dans le domaine du développement, notamment celui de l’éducation et de la culture, au cours des 15 dernières années ont été accomplies au niveau de la base. Moushira Khattab est largement reconnue pour avoir introduit un changement de paradigme culturel dans la promotion des questions liées à l’éducation et à la culture ainsi qu’aux droits des femmes et des enfants, en collaboration avec de nombreux partenaires nationaux et internationaux. Les agences des Nations-Unies ainsi que la communauté des donateurs figurent régulièrement en tête de sa longue liste de partenaires. Elle a réussi à lever des fonds destinés à la mise en œuvre de la majorité des projets qu’elle a implémentés. Sa diligence, sa transparence ainsi que son approche participative ont encouragé un engagement phénoménal de la communauté des donateurs ainsi que de celle des Nations Unies. Son mandat à la tête du CNEM ainsi que du Ministère de la famille et de la population a engendré un changement de paradigme tant au niveau de leur statut international qu’au niveau de leur crédibilité nationale.

 

Éducation et Culture

Moushira Khattab a donné toute priorité à l’éducation et à la culture en tant que prérequis et pivots pour le développement durable. Elle a entrepris, initié, coordonné et participé à plusieurs programmes clés dans le but de réformer le système éducatif en Égypte et d’en améliorer la qualité. L’éducation a été un dénominateur commun dans toutes ses activités. Elle a lutté pour la création d’une culture qui favorise le droit fondamental de chaque citoyen de jouir des meilleurs standards éducatifs réalisables. L’éducation qu’elle prône est orientée vers le plein épanouissement de la personnalité humaine ; épanouissement permettant à chaque citoyen de participer avec efficacité dans une société libre promouvant la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux, ethniques ou religieux. Elle a lancé de nombreuses initiatives scolaires qui ont plaidé pour la liberté d’expression et la participation à la vie culturelle. Elle a également abordé la manière de bénéficier des progrès de la science et de ses applications ainsi que les moyens de se protéger contre ses abus.

 

Elle a mené une réforme juridique mettant l’État dans l’obligation légale de garantir l’éducation et faisant de la privation de ce droit une infraction punissable. Le cadre juridique a été amendé en mettant l’accent à la fois sur la qualité et sur l’accès à l’éducation. Les objectifs de l’éducation pré-universitaire sont entre autres harmonisés avec la Convention relative aux droits de l’enfant afin d’y inclure la dignité, la tolérance, la culture, la solidarité, l’égalité, la non -discrimination, la réalisation de la paix, le respect des droits de l’homme et des libertés, le respect d’autrui ainsi que la non-discrimination fondée sur le sexe, la religion, la race, l’origine, la situation sociale, le handicap ou tout autre motif. La loi considère un enfant privé de l’éducation comme un enfant à risque. Elle engage en outre à l’État à lever tous les obstacles qui entravent la possession de ce droit. La loi criminalise aussi les abus de la recherche scientifique, l’informatique, l’Internet ou les dessins animés qui inciteraient à l’exploitation des enfants dans la prostitution ou la pornographie. Ladite loi protège également les droits des enfants de mères emprisonnées à travers la mise en place d’une crèche dans chaque prison pour femmes (loi 126/2008).

 

  • Dans le cadre de l’initiative du Secrétaire général de l’ONU intitulée «L’éducation pour tous» et lancée par l’UNESCO (Forum mondial sur l’éducation – Dakar, 2000), Moushira Khattab a lancé en Égypte l’initiative intitulée «L’éducation pour les filles » (Girls Education Initiative). L’initiative concerne les filles entre 6-13 ans. Elle vise à éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire et à promouvoir l’égalité des sexes dans l’éducation en mettant l’accent sur la garantie complète d’accès des filles à l’éducation, l’égalité de leur participation et de leur pleine implication sur la base d’une éducation de qualité. Elle vise également à combler l’écart entre les sexes dans l’éducation, à éliminer les préjugés et la discrimination dans le système éducatif ainsi qu’à éradiquer un préjugé culturel sexiste enraciné qui limite la demande en éducation pour des filles. L’initiative « L ‘éducation pour les filles » tourne autour de l’éducation en tant que droit de l’homme – autant sur la qualité que sur l’accès. L’initiative a été mise en œuvre dans les 10 gouvernorats les plus privés d’assistance en y inculquant que l’éducation est la condition préalable au développement durable, notamment en matière de lutte contre la pauvreté et en matière de transformation des sociétés par le biais de l’autonomisation des femmes. L’initiative « L ‘éducation pour les filles » est un partenariat collaboratif de différentes entités au sein et à l’extérieur du système des Nations-Unies. L’implication de la communauté à travers des groupes de travail volontaires locaux ainsi que le Comité sur l’éducation ont contribué à surmonter de nombreux obstacles. L’Égypte est devenue un pays phare dans la mise en œuvre de l’Initiative Secrétaire général des Nations Unies sur l’éducation des filles – qui a été cité par l’UNESCO. L’UNICEF a également consacré une de ses publications au cas de l’Égypte.

 

Moushira Khattab a mobilisé la société pour l’éducation des filles. Un plan d’action national de cinq ans (le premier à être élaboré au niveau de la base populaire) a été élaboré dans une approche participative. Il a ensuite été traduit en sept plans d’action qui reflètent les opportunités et les défis locaux. Grâce à un effort ciblé et coordonné, M. Khattab a joué un rôle clé dans la sensibilisation aux droits de la jeune fille à l’éducation. Elle a mobilisé des ressources et a établi plus de 2200 écoles « amies des filles » (2006-2009) offrant un apprentissage actif de qualité à des milliers de filles les plus marginalisées dans les gouvernorats où les écarts entre les sexes sont les plus élevés. L’initiative « L ‘éducation pour les filles » présente l’avantage d’avoir ciblé les filles sans exclure les garçons. L’initiative s’articule, en effet, autour de cinq programmes d’action: 1. Établir une base de données paramétrée selon le sexe, l’emplacement géographique et d’autres motifs possibles d’exclusion et de marginalisation; 2. Mobiliser la société et encourager sa participation ; 3. Réduire la pauvreté 4. Construire des écoles ; 5. Assurer le suivi et l’évaluation. Une réalisation manifeste de l’initiative « L ‘éducation pour les filles » est la sensibilisation à l’importance cruciale de l’éducation, l’instauration d’une culture participative de la communauté, la coordination, la non-discrimination, l’apprentissage actif et la planification ascendante ainsi que la mise en œuvre et le suivi de la pédagogie qui mettent l’accent sur le renforcement des capacités de la société civile en tant que partenaire. L’initiative « L ‘éducation pour les filles » a concrétisé beaucoup de réalisations. En février 2008, un protocole a été signé avec le ministère de l’Éducation visant à intégrer la méthodologie d’apprentissage actif initiée par « L’éducation pour les filles » dans les écoles publiques. Un autre résultat était la parution d’un décret ministériel pour supprimer la limite d’âge sur la rentrée scolaire pour les décrocheurs de sexe féminin. Ces efforts ont encouragé le ministère de l’Éducation à mettre en place une unité de lutte contre le décrochage scolaire et une unité de coordination avec les ONG.

 

  • Moushira Khattab a organisé des cours de formation sur une base annuelle régulière pour lutter contre l’analphabétisme des adultes dans tous les gouvernorats avec un accent particulier sur les zones les plus marginalisées. Elle a également consacré son attention à la promotion de la culture en lui vouant un intérêt égal voire supérieur à celui voué à l’enseignement de l’alphabet et des connaissances mathématiques. Le programme a mis l’accent sur les aptitudes nécessaires à la vie quotidienne, les principes de la tolérance religieuse et culturelle, l’égalité des sexes, la protection de l’environnement et le développement durable. Des programmes spéciaux ont été organisés pour les femmes dans le but de lutter contre toute forme de discrimination et de violence basées sur le sexe telles que les mutilations génitales féminines, la traite des personnes et le mariage des enfants. Des centaines de milliers d’hommes et femmes ont bénéficié des programmes d’alphabétisme. (1999-2011).

 

  • Elle a lancé, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), un programme pour la santé des adolescents dans les écoles secondaires. Le programme a réussi à sensibiliser des étudiants, des enseignants et des professionnels de l’école sur les droits reproductifs en tant que composante des activités extra-scolaires de l’école. Le programme a réussi à atténuer la résistance culturelle s’opposant au droit des adolescents à l’éducation en matière de santé de la reproduction. Il a même stimulé une conviction naissante sur l’importance d’enseigner aux élèves ces questions au sein des écoles.

 

  • En collaboration avec les partenaires au développement, elle a organisé des stages de formation et des programmes de développement des aptitudes et compétences en faveur de centaines de directeurs d’école, d’enseignants et autres professionnels de l’éducation. L’objectif principal était d’éradiquer les causes culturelles et économiques de l’abandon scolaire. Les cours ont porté d’une part, sur le renforcement des aptitudes et, de l’autre, sur des sujets tels que l’entrainement à l’apprentissage actif, l’éducation des droits de l’homme, les questions de population, de santé de l’adolescence, les conditions d’un environnement sain, le développement durable, l’égalité des sexes, les causes de la vulnérabilité, le handicap, la lutte contre l’abus des drogues, le SIDA, le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines. Les cours ont réussi à atténuer la résistance culturelle s’opposant à l’inclusion de ces questions dans les programmes scolaires. L’art, les loisirs et les sports constituent un pilier fondamental de ces stages de formation.

 

  • Elle a lancé un programme, en collaboration avec les ONG dans le but d’accroître le nombre d’inscriptions dans l’enseignement préscolaire. Concernant le développement de la petite enfance, elle a conçu une étude cartographiée sur l’état des crèches dans les Gouvernorats de Gizeh et de Qalyoubia (étude de cas sur ces deux gouvernorats). Ce programme a permis l’élaboration de lignes directrices pour la qualité dans l’éducation de la petite enfance ainsi que l’initiation de stages de formation pour les enseignants des crèches et professionnels de l’éducation sur l’utilisation des normes de qualité.

 

  • L’éducation sociale et financière pour les enfants figure souvent en tête des priorités de M. Khattab. En coopération avec L’Éducation sociale et financière des enfants (Amsterdam), le programme a profité à plus de cent mille enfants égyptiens dans différentes écoles.

 

  • Elle a lancé une étude sur la violence scolaire en Haute-Égypte dans le cadre d’un effort visant à lutter contre la violence et l’intimidation à l’école. L’étude a guidé la formulation d’une Stratégie nationale pour la protection des élèves contre la violence scolaire.

 

  • M. Khattab a mené une étude sur les aspirations des jeunes en coopération avec le PNUD et le Centre Al Ahram pour les études stratégiques. L’enquête a guidé l’élaboration d’un programme d’éducation civique pour les jeunes. D’autres initiatives ont touché à la participation active des jeunes et à leur droit d’accès à l’information afin de désamorcer le problème chronique de l’apprentissage par mémorisation mécanique dans les écoles publiques. Ces activités ont été menées en coopération avec les universités, les écoles, les établissements d’enseignement et les ONG.

 

  • Dans le cadre de sa contribution à la réforme de l’éducation, elle a dirigé et coordonné les efforts nationaux de lutte contre le décrochage scolaire qui alimentent le travail des enfants et le phénomène des enfants de rues. Ses efforts consistent en ce qui suit : 1. Améliorer la qualité de l’éducation. 2. Retirer les coûts et les obstacles cachés qui mènent au décrochage. 3. Réduire le nombre d’élèves dans les classes. 4. Renforcer les capacités des professionnels de l’éducation. 5. Augmenter loisirs, activités culturelles, activités sportives et récréatives. 6. Augmenter la sensibilisation à la protection de l’environnement et à la gestion des déchets solides. En coopération avec le Ministère des télécommunications, le PNUD, le FNUAP, l’UNICEF et le Conseil de la population, elle a mis en œuvre un programme visant à fournir l’accès aux technologies de l’information aux enfants marginalisés dans les zones rurales et pauvres. Par ailleurs, ces programmes visent à protéger les enfants contre la traite et l’exploitation sexuelles sur Internet.

 

  • L’encouragement de la participation des jeunes a été un pilier du travail de M. Khattab. Elle a établi un réseau de jeunes qui a uni des jeunes des écoles et des universités. L’objectif était de sensibiliser les jeunes aux valeurs de participation à la vie publique ainsi qu’à la manière de prendre les décisions qui affectent leur vie. Le réseau était dirigé par les jeunes eux-mêmes. Il est devenu populaire et a attiré un grand nombre d’intéressés. Il a aidé à révéler de nombreux problèmes et à impliquer la jeunesse dans la recherche de solutions. Les recommandations des jeunes étaient été régulièrement transmises aux décideurs. Les questions culturelles ont constitué un élément central du programme.

 

  • M. Khattab a également dirigé et coordonné la mise en œuvre de plusieurs programmes de réadaptation des enfants travailleurs et des enfants des rues ainsi que leur réinsertion dans le système éducatif en levant tous les obstacles administratifs et financiers qui s’y opposaient. Le programme renforce la capacité des enfants à travers l’éducation, la formation professionnelle, les programmes d’éducation spécialisée, technique, culturelle et d’éducation civique. (Programme Manshiet Nasser et Centre d’accueil Dar El Salam).

 

  • M. Khattab a donné la priorité à l’éducation pour les enfants réfugiés en tant que pivot assurant leurs droits humains. Elle a lancé un programme qui offre des activités culturelles et de loisirs éducatifs aux enfants réfugiés, en coopération avec le Haut Commissariat pour les réfugiés. Le programme consistait en ce qui suit : 1) Inscrire les réfugiés de langue arabe dans les écoles publiques dans la mesure du possible. 2) Offrir des programmes d’alphabétisation ainsi que des établissements scolaires, garderies et services de santé sans aucun coût caché. 3) Former des enseignants et sensibiliser sur le VIH / sida, les maladies contagieuses, les maladies sexuellement transmissibles, les pratiques traditionnelles néfastes telles que les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants; 4) Accroître la participation des femmes dans les efforts de résolution des conflits et d’instauration de la paix.

 

  • Elle a dirigé la mise en œuvre d’un programme national «Les enfants en danger» (20 millions d’euros) en coopération avec l’Union européenne. Ce programme avait pour but la protection et l’autonomisation des enfants vulnérables. Il a été mis en œuvre dans différents gouvernorats en se focalisant sur les enfants privés d’école, les enfants des rues, les enfants travailleurs et les enfants handicapés. Le programme a soutenu l’«Initiative pour l’éducation des jeunes filles». Des manuels de travail ont été préparés pour soutenir l’éducation primaire. Les programmes scolaires ont été améliorés, l’éducation civique intégrée, des manuels de formation préparés et les enseignants formés. Des manuels de surveillance et de suivi ont également été préparés. Ledit programme a contribué à la construction d’écoles dites amies des filles dans les zones défavorisées. Le programme a amélioré la vie de nombreux enfants et de leurs familles. L’Union Européenne estime qu’il est l’un de ses projets les plus réussis en Égypte.

 

  • M. Khattab a initié et mené sur une période de cinq ans (2003-2008) la première et plus large réforme juridique fondée sur les droits de l’homme en Égypte. Le processus comprenait d’intenses négociations, opérations de lobbying et création d’alliances à différents niveaux. Il a été couronné par l’adoption de la loi 126/2008. Cet amendement modifie trois lois en leur favorisant une plus grande harmonie avec les normes internationales des droits de l’homme. Le Code pénal égyptien a ainsi été modifié pour interdire les mutilations génitales féminines MGF, la vente d’enfants, l’exploitation des enfants dans la pornographie, la violence et la traite sexuelles. En outre, la loi sur l’état civil a relevé l’âge minimum du mariage pour les filles à 18 ans avec des dispositions pour pénaliser les contrevenants. Ce processus a nécessité plus de 5 ans de travail au niveau de la base populaire en vue de la sensibiliser à la nécessité de la réforme. Elle a été suivie par la sensibilisation des décideurs, des parlementaires, des professionnels des médias et des leaders d’opinion. Ce processus participatif a protégé la loi contre les tentatives ultérieures, en 2012, visant à abaisser l’âge minimum du mariage et à décriminaliser l’excision. Les organisations de la société civile ont mené la campagne pour protéger les acquis juridiques.
  • M. Khattab a dirigé les efforts participatifs similaires par lesquels une loi générale sur les droits des personnes handicapées a été préparée. Le projet de loi a été guidé par la Convention des Nations Unies y relative.

 

En sa qualité de Ministre de la famille et de la population, M. Khattab a pris l’initiative en 2010 de créer et présider un comité sur l’éthique et les valeurs morales. Le comité était diversifié et comprenait des représentants de l’Église, d’Al-Azhar, des leaders d’opinion, des professionnels des médias et des universitaires, des représentants de la société civile ainsi que les Ministères de l’éducation, culture et d’autres ministères de tutelle. Le Comité s’est penché sur le traitement des pratiques traditionnelles néfastes et sur la nécessité de diffuser une culture qui respectant les droits humains et la primauté du droit. Le Comité a formé une commission technique des représentants des universités, d’Al Azhar et de l’Église. Son mandat était de revoir les programmes scolaires dans le primaire, d’éliminer toutes les formes de discrimination de préjugés repérées dans les manuels et d’enseigner la pédagogie. L’objectif de l’étude était également d’utiliser l’éducation pour défaire les préjugés qui avaient été ancrés dans la culture égyptienne depuis des décennies ; ancrage dû, sur certains fronts, à une mauvaise éducation. Le Comité a scanné en profondeur les programmes et a présenté une proposition globale éliminant toutes les formes de discrimination fondées sur le sexe, la religion, le handicap, le statut social ou tout autre motif. Il a proposé les concepts des droits de l’homme ainsi que l’éducation civique en tant que pierre angulaire des programmes scolaires.

 

L’introduction d’un héritage culturel

  • M. Khattab a organisé des centaines de programmes de rencontres afin de sensibiliser à certains défis culturels. Elle a organisé des rassemblements populaires massifs pouvant atteindre des villages entiers (120) lors desquels ils déclarèrent leur détermination à abandonner certaines pratiques traditionnelles telles que les mutilations génitales féminines. Elle a organisé des camps pour les élèves des écoles et les étudiants des universités, destinés à discuter des questions de santé de la reproduction. Elle a rencontré régulièrement des centaines d’étudiants universitaires dans leurs camps d’été pour discuter de questions d’actualité d’intérêt public. Sa capacité à communiquer avec les différents groupes lui a permis de créer un environnement favorable au développement durable et positif. Elle a réussi à attaquer de front les dangereuses et difficiles pratiques culturelles.

 

  • En tant que présidente du Comité de la famille au sein de la Fédération de la radio et de la télévision égyptiennes, elle a contribué à la diffusion de nombreuses valeurs culturelles constructives, ainsi qu’à la sensibilisation aux différents aspects du développement humain durable. Elle a guidé la planification et la mise en œuvre de nombreux programmes de formation destinés aux différentes catégories de professionnels des médias. Son action s’est focalisée sur l’encouragement à abandonner les concepts néfastes concernant différents groupes d’âge. La composition du comité comprenait les présidents des chaînes de télévision et de radio ainsi que d’autres cadres du secteur de la communication de masse. Le mandat principal du comité était de concevoir la stratégie et la politique des médias relatives à la famille.

 

  • M. Khattab est reconnue pour avoir mobilisé le soutien à la fois des officiels ainsi que celui des médias privés en vue de s’attaquer aux problèmes de l’éducation et de la culture de manière constructive de sorte à améliorer la note de l’Égypte au niveau de l’indice mondial de développement humain. L’une des ses plus importantes réalisations consiste dans le changement de paradigme concrétisé par le soutien de ses positions dans les talk-shows ainsi que dans la production télévisuelle et cinématographique. Les principaux thèmes traités concernent les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants, les enfants de la rue, le travail des enfants ainsi que la situation des personnes handicapées. Il est à noter que la campagne «Non à des pratiques traditionnelles néfastes” a placé la privation d’éducation, le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines dans un même groupe. Cette campagne a obtenu de nombreux prix, à la fois nationaux et internationaux. La même situation s’applique à la campagne «Carton rouge au travail des enfants» qui coïncide avec la Coupe du monde.

 

  • Elle a planifié et supervisé la mise en œuvre de nombreux programmes menés par les jeunes eux-mêmes, à travers des campagnes nationales et des initiatives communautaires. La mise en œuvre de ces programmes s’est basée sur les arts, les outils médiatiques et le développement des aptitudes. Elle a organisé de nombreuses compétitions dans le même but. Les initiatives communautaires ont également inclus la sensibilisation de « personne à personne ».

 

  • Elle a présidé pendant 10 années consécutives un atelier annuel ayant lieu lors du Festival international du film pour enfants du Caire. Les sujets traités ont toujours mis l’accent sur les questions culturelles liées à la famille.

 

  • Pour concrétiser le changement culturel, elle planifie et supervise la mise en œuvre d’un projet de marketing social intitulé “Think Twice“. Le programme était axé sur les questions culturelles. Il encourage le changement positif. Le projet a été mis en œuvre conjointement avec le PNUD et la coopération italienne.

 

  • M. Khattab a réussi à traiter avec toutes les sensibilités et résistances culturelles ce qui était perçu comme une violation de la vie privée de la famille. Elle a initié, coordonné et dirigé la mise en place de trois lignes d’assistance téléphonique gratuites en tant que mécanismes nationaux de suivi suppléés par des services de recours et de réhabilitation destinés aux 1. enfants handicapés (2003), 2. enfants à risque (2005) et 3. conseils de famille pour lutter contre le mariage des enfants (2009)

 

  • En 2006, elle a initié et dirigé le suivi du premier budget fondé sur les droits nationaux et destiné à suivre le volume des dépenses publiques consacrées à la mise en œuvre et à la promotion des droits des enfants. L’étude a suivi l’efficacité, l’efficience et la suffisance des dépenses publiques allouées aux enfants. Elle a suivi les politiques publiques telles que reflétées par les allocations budgétaires. Elle a également examiné les programmes gouvernementaux et non gouvernementaux. L’étude portait sur l’évaluation de la mise en œuvre effective de l’Égypte de son engagement en vertu du droit international humanitaire. Elle a coopéré avec la même université pour mener une étude cartographique sur la pauvreté des enfants.

 

L’environnement 

  • Elle a consacré une attention systématique à la protection de l’environnement. Elle a introduit une disposition dans la loi 126/2008 prévoyant le droit à un environnement sain. Elle a coordonné plusieurs campagnes pour mobiliser les masses en vue de l’amélioration de la qualité de l’environnement. Elle a construit des alliances avec les médias et la société civile. Les questions pertinentes sont devenues un dénominateur commun dans de nombreux programmes, comme mentionné ci-dessus. Elle a organisé plusieurs ateliers de formation et de développement des aptitudes à destination des professionnels concernés. Elle a coordonné plusieurs camps pour les élèves des écoles, les étudiants des universités ainsi que les habitants des bidonvilles. Ces programmes ont été harmonisés avec les programmes d’alphabétisme des femmes et leur autonomisation économique et sociale à travers le financement des petites et micro-entreprises (en particulier dans les zones défavorisées telles que celles du Nord du Caire).

 

  • M. Khattab a défendu la question de l’éradication des mutilations génitales féminines (MGF). Son succès à faire évoluer la culture et la perception de la société à l’égard des MGF est parmi ses réalisations exceptionnelles. Sa diligence, sa persévérance et ses bonnes relations avec les classes populaires de la société ont permis de promouvoir un véritable changement dans la perception de la société quant à l’excision la faisant passer d’une habitude socialement acceptée à un crime punissable par la loi. Elle ainsi a dirigé la création d’un puissant lobby contre cette pratique à la fois sur le plan national et sur le plan international. Elle a coopéré étroitement avec les universités, les centres de recherche, les écoles et les établissements d’enseignement en tant qu’intervenants stratégiques dans toutes les activités visant à l’élimination des MGF. En juin 2008, les efforts de M. Khattab ont été couronnés par l’adoption de la loi 126/2008 modifiant le code pénal égyptien qui criminalise ces pratiques et les punit d’amende et d’une peine d’emprisonnement. Elle a également soutenu la création d’un réseau international contre ces pratiques, en collaboration avec le PNUD, l’UNICEF et les ONG africaines et italiennes. Elle continue également à soutenir les pays africains touchés par la pratique. Ces efforts ont abouti à une baisse considérable de la pratique. Sa réussite est due à son succès dans la construction d’un consensus culturel national considérant que les MGF sont une mauvaise pratique culturelle qui n’est pas justifiée par la religion ou par des raisons de santé. Ces efforts lui ont valu une reconnaissance internationale. Elle a été honorée par la plus haute décoration décernée par le Président italien en 2010 puis a reçu la Distinction du courage remise par le Secrétaire d’État américain en 2007.

 

  • Elle a établi avec le Conseil National pour l’Enfance et la Maternité (CNEM) la première unité égyptienne destinée à lutter contre la traite des enfants. Elle a créé un refuge pour les victimes en coopération avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et élaboré un plan d’action nationale propulsé par une base de données destiné à former des professionnels, recevoir les plaintes concernant les violations et gérer les interventions.

 

  • M. Khattab a mené une campagne nationale contre le mariage précoce et a réussi à relever l’âge minimum du mariage des femmes à 18 ans. Cette mesure a été appliquée en partenariat avec le Bureau du Procureur général ainsi que des ONG. Dans la seule année 2009 plus de 9600 cas de violations ont été signalés et leurs auteurs ont été traduits en justice.

 

Elle a dirigé la mise en œuvre d’un large éventail de projets nationaux de grande envergure avec de nombreuses agences de l’ONU telles que l’UNESCO, le PNUD, l’UNICEF, l’ODC, le PAM, l’OMS et le FNUAP. D’importants programmes ont également été mis en œuvre avec l’Union européenne, la Banque Mondiale, l’USAID, les Coopérations italienne, néerlandaise, suédoise ainsi que le Fonds suisse pour le développement. L’Observatoire de l’enfance a été créé, en collaboration avec l’UNICEF et la Coopération italienne, en tant que mécanisme de suivi. Il fonctionnait en collaboration avec les universités, les chercheurs et les écoles.

 

  • Tout au long de sa carrière, Moushira Khattab a forgé avec succès des partenariats solides avec le secteur privé, dans un cadre de responsabilité sociale, y compris avec des multinationales comme, entre autres, Italcementi (amélioration de l’environnement dans les zones marginalisées), Apache (construction d’écoles pour les filles défavorisées), et Danone (aide aux victimes de la traite et aux enfants handicapés des rues). En 2013, elle a été choisie en tant que membre du Jury du Prix international annuel d’architecture féminine ArcVision Égypte intitulé «Femmes et Architecture“, concours international sur l’autonomisation des femmes et le développement durable organisé par Italcementi.

 

  • Son intense implication dans la défense des droits des personnes marginalisées a connu un franc succès et a abouti à un changement de paradigme culturel la mettant au premier plan du débat public.

 

Expérience internationale

La carrière diplomatique de Moushira Khattab et sa longue expérience en diplomatie à la fois multilatérale et bilatérale lui ont donné la compétence d’interagir activement tant au niveau national qu’international. Elle a acquis une solide expérience dans le fonctionnement des organisations internationales, notamment l’Organisation des Nations Unies. Moushira Khattab a commencé sa carrière diplomatique comme attaché diplomatique à la mission permanente égyptienne auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York. Elle était en charge de la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations-Unies traitant des questions sociales, humanitaires et culturelles. Elle a ensuite été nommée à l’ambassade d’Égypte à Vienne et, entre autres, a représenté son pays à l’Organisation pour le développement industriel des Nations Unies (ONUDI). Cela a coïncidé avec l’adhésion de l’Égypte du Conseil exécutif de l’ONUDI. Elle approfondi son expérience avec les Nations Unies et autres organisations internationales avant d’être par la suite nommée dans le service concerné au siège du ministère des Affaires étrangères au Caire. Elle a participé à de nombreuses conférences et réunions des divers organes de l’ONU et présidé la délégation égyptienne à ces réunions à de nombreuses reprises. Sur invitation du Directrice générale de l’UNESCO, M. Khattab a prononcé un discours au “Forum UNESCO du futur” sur le thème de « l’égalité entre les genres : le chaînon manquant? Repenser les objectifs de développement internationalement reconnus au-delà de 2015 (tenu en Grèce en septembre 2010). Elle a également prononcé le discours inaugural lors la tenue de la réunion ministérielle annuelle du Conseil économique et social des Nations-Unies (ECOSOC) en juin 2010.

 

Autres activités internationales 

  • Experte, mentor et membre du corps enseignant du projet « Femmes dans le service public » (WPSP). M. Khattab a mentoré et conseillé de nombreux leaders émergents dans différentes parties du monde. Elle a également enseigné lors de ses différents programmes : Maroc 2011-2012, Wellesley / Centre pour les femmes – Boston 2012, Smith College – Paris 2012, Tunisie 2013, Bryn Mawr College USA 2013 et Pékin 2014.

 

  • Intervenante en politiques publiques auprès du Centre international Woodrow Wilson (WWICS). Est souvent intervenue lors de divers événements du WWICS, participe et est régulièrement invitée (2012, 2013 et 2014) pour faire des présentations sur les récents développements constitutionnels et politiques en Égypte. WWICS a publié de nombreux articles écrits par Moushira Khattab sur les Constitutions égyptiennes de 2012 et 2014, entre autres développements sur les questions de genre et la situation des droits de l’homme : http://www.wilsoncenter.org.

 

  • Sélectionnée en tant qu’experte par le programme chinois d’examen périodique du Conseil universel des droits de l’homme en coopération avec la Fondation Ford. A assuré des cours en janvier et juillet 2014 de Beijing. M. Khattab s’est engagée dans une coopération similaire avec la Fondation Ford en Égypte comme un intervenante, entre autres, sur l’identité culturelle égyptienne.

 

  • Membre de la table ronde organisée sur le thème de l’éducation en Égypte et les solutions possibles, en septembre 2014, ainsi que sur le thème de la justice sociale en mai 2014. Les tables rondes ont été organisées par le Centre égyptien pour les études économiques et le Centre pour les entreprises internationales privées (Chambre américaine de commerce).

 

  • Participante et conférencière régulière au Forum sur la politique de l’enfance en Afrique tout en lui fournissant un soutien technique ; forum dont la dernière édition a eu lieu en Février 2014 http://www.africanchildforum.org.

 

  • Participante en tant que conférencière à un certain nombre de réunions organisées par le Représentant spécial du Secrétaire général sur la violence contre les enfants due aux pratiques traditionnelles néfastes. La dernière en date a eu lieu en 2013.

 

  • Elle a mené des activités similaires dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes, en coopération avec d’autres parties prenantes en Europe, à savoir «Pas s Rome en 2012 et 2013. http://www.npwj.org/search/node/moushira%20khattab.

 

  • M. Khattab a joué un rôle actif en tant que femme musulmane dans la promotion d’une culture qui valorise, d’une part, l’éducation en tant que prérequis au développement durable et, de l’autre, la parité entre les sexes. Elle a joué un rôle dans l’incitation des pays musulmans à soutenir le mouvement mondial des droits de l’homme. Un point culminant de ces efforts réside dans la conférence tenue au Caire en novembre 2009 sur la charia islamique en coopération avec l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). Le document final a reflété une véritable avancée sur de nombreuses questions relatives à la lutte contre la discrimination et la violence.

 

Experte du Comité des Nations Unies sur les droits de l’enfant (CRC) (2002 à 2010)

Au cours de ses huit ans d’ancienneté en tant qu’experte, rapporteuse, et vice-présidente du Comité des Nations-Unies sur les droits de l’enfant, Moushira Khattab a entrepris ce qui suit:

  • Elle a réussi à profiter de son appartenance au CRC simultanément avec son poste de dirigeant en tant que Secrétaire général du Conseil National de l’enfance et de la maternité pour maximiser la valeur ajoutée au profit des deux institutions et au profit de son action pour les enfants égyptiens. Son appartenance au CRC a donné à son action une dimension internationale. Elle a eu beaucoup de succès dans l’alignement de la législation et des politiques égyptiennes avec les normes internationales. En parallèle, son approche a fourni au CRC une vision rétroactive qui s’est avérée précieuse à l’égard de l’établissement de ses politiques. Elle a diffusé avec succès la sagesse collective du CRC à des millions de personnes, non seulement en Égypte ou dans la région du Moyen-Orient mais également dans le monde entier.

 

  • Elle a représenté le CRC lors de diverses réunions, y compris celles sur la réforme du système d’organes de traités des Nations Unies – Berlin (juillet 2007), Université de Nottingham, Royaume-Uni (janvier 2006), ainsi que lors des réunions inter-comités des organes de traités des Nations Unies – Genève (juin 2006), Malbun, Liechtenstein, Berlin, Allemagne (2003 et 2006) .

 

  • Membre du groupe de base de rédaction des observations générales du CRC portant sur l’article 12 de la Convention relative aux droits de l’enfant.

 

  • Membre du groupe consultatif sur les enfants privés de soins parentaux, elle a défini les lignes directrices de l’ONU définissant leur protection.

 

  • Elle a dirigé et coordonné un processus participatif de compte rendu pour le CRC, portant sur les troisième et quatrième rapports périodiques combinés de l’Égypte (CRC / C / EGY / 3-4), ainsi que la préparation des réponses écrites à la liste de questions formulées par le Comité et la préparation de la délégation officielle égyptienne à l’examen du rapport en juin 2011. Une délégation d’enfants égyptiens en visite au Comité a marqué le point culminant de cet examen. Les observations finales du Comité reflètent les progrès réalisés au cours de la période coïncidant avec le mandat de Khattab en tant que Secrétaire général du CNEM. (CRC / C / OPSC / EGY / CO / 1)

 

Étude du Secrétaire Général de l’ONU sur la violence contre les enfants

Khattab a joué un rôle proactif dans le cadre de l’Étude des Nations Unies sur la violence contre les enfants, comprenant ce qui suit :

  • En tant que membre du Comité des droits de l’enfant (CRC), elle a été en mesure d’influencer le cours de l’étude en recommandant, depuis le début du processus, l’initiation d’un processus participatif sur le terrain impliquant les différentes régions et leur développement. Cela a engagé un processus de consultations régionales qui ont donné à l’étude caractère unique. Elle a réussi à faire en sorte que l’Égypte joue un rôle actif à cet égard.

 

  • Elle a présidé le Comité de pilotage régional du Moyen Orient ainsi que le Comité national égyptien sur la violence contre les enfants (jusqu’à 2011).

 

  • Elle a accueilli et organisé trois conférences régionales du Moyen-Orient (juin 2005), ainsi que des suivis (mars 2006 & 2007). Le Moyen-Orient a ainsi été la première région à avoir son suivi.

 

  • Elle a présidé la table ronde qui a suivi la présentation à l’Assemblée Générale des Nations Unies l’étude sur la violence contre les enfants (New York-12 octobre 2006).

 

  • Elle a dirigé la traduction en arabe de l’ensemble de l’étude et a joué un rôle actif dans la mobilisation de la région du Moyen-Orient ainsi que la Ligue des États arabes autour de la question de la violence contre les enfants.

 

  1. Khattab a contribué en tant que membre du Comité d’organisation et du Comité chargé du programme de l’OMS à la 6e Conférence mondiale sur la promotion de la santé – Thaïlande, 2005.

 

Documents et publications de politique nationale, supervisés et édités:

  • Stratégie nationale d’autonomisation de la famille (2011).
  • Suivi basé sur le droit des budgets publics consacré aux enfants (2006)
  • Plan d’action national pour combattre la violence contre les enfants (2006).
  • Plan national d’action quinquennal en conformité avec l’UNGASS «Un monde digne des enfants” (2005).
  • Stratégie nationale pour encourager les jeunes à dire non au tabac et aux drogues (2005).
  • Stratégie nationale et plan d’action pour l’élimination du travail des enfants (2005) .
  • Stratégie nationale pour la protection, la réhabilitation et la réintégration des enfants de la rue (2003).
  • Plan d’action national pour l’éducation des filles, avec 7 plans d’action locaux pour les 7 gouvernorats les plus défavorisés marqués par la plus grande disparité entre les sexes (2002).
  • Enquête nationale sur le travail des enfants (2002).

 

Études et publications annotées et révisées

  • Bureau international des droits de l’enfant, Montréal « Profil du pays : l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie” 2007.
  • Étude mondiale de l’UNICEF sur la pauvreté des enfants et les disparités ; mise en œuvre en Égypte, Centre de recherches financières et d’études économiques de l’Université du Caire, 2008.
  • Rapport sur le développement humain en Égypte – 2001.
  • Rapport sur le développement humain dans les gouvernorats en Égypte – 2002.
  • Repenser la pauvreté et élaborer des politiques efficaces pour les enfants.
  • Étude sur la pauvreté des enfants en Égypte. UNICEF et Université du Caire, 2010.

 

  1. Khattab est également auteure d’un certain nombre de publications qui pourraient être accessibles par le biais du lien suivant; http://www.moushirakhattab.com et http://www.wilsoncenter.org